Prêt pour rénovation énergétique : solutions pour améliorer la performance du logement

# Prêt pour rénovation énergétique : solutions pour améliorer la performance du logement

La transition énergétique des bâtiments résidentiels représente aujourd’hui un enjeu majeur pour réduire l’empreinte carbone et maîtriser les dépenses énergétiques des ménages français. Face à l’augmentation constante des coûts de l’énergie et aux obligations réglementaires qui se renforcent progressivement, améliorer la performance énergétique de son logement devient une priorité autant économique qu’écologique. Les propriétaires disposent désormais d’un arsenal complet de solutions techniques et financières pour transformer leur habitat énergivore en un logement performant et confortable. Les dispositifs d’aide publique et les prêts spécialisés permettent de financer ces travaux structurants qui valorisent durablement le patrimoine immobilier tout en garantissant des économies substantielles sur les factures énergétiques.

Diagnostic de performance énergétique (DPE) : évaluation préalable obligatoire

Avant d’entreprendre toute démarche de rénovation énergétique, la réalisation d’un Diagnostic de Performance Énergétique constitue une étape incontournable pour établir un état des lieux précis de la consommation du logement. Ce document réglementaire, obligatoire lors de toute transaction immobilière depuis 2006, permet d’identifier les points faibles thermiques du bâtiment et de prioriser les interventions selon leur rentabilité. Le DPE évalue deux paramètres essentiels : la consommation énergétique primaire exprimée en kWh/m²/an et les émissions de gaz à effet de serre mesurées en kg CO2/m²/an. Ces deux indicateurs déterminent le classement du logement sur les fameuses étiquettes énergétiques qui guident les décisions d’investissement.

Lecture et interprétation des étiquettes énergétiques A à G

Le système de classification énergétique français utilise sept catégories distinctes, de la classe A (logement très performant consommant moins de 70 kWh/m²/an) à la classe G (passoire thermique dépassant 420 kWh/m²/an). Cette échelle colorée permet aux propriétaires et locataires d’identifier rapidement le niveau de performance du bien immobilier. Les logements classés F et G, considérés comme des passoires thermiques, font l’objet d’une attention particulière depuis la loi Climat et Résilience qui impose progressivement leur rénovation. Comprendre votre positionnement sur cette échelle vous aide à anticiper les travaux nécessaires pour atteindre au minimum la classe E, seuil minimal de décence énergétique exigé à l’horizon 2034.

Analyse thermographique infrarouge pour détecter les déperditions thermiques

La thermographie infrarouge représente une technique d’investigation complémentaire particulièrement efficace pour visualiser précisément les zones de déperdition énergétique. Cette méthode non invasive utilise une caméra thermique qui détecte les variations de température en surface des parois, révélant ainsi les défauts d’isolation, les ponts thermiques et les infiltrations d’air parasites. Réalisée idéalement en hiver avec un écart de température intérieur-extérieur d’au moins 15°C, l’analyse thermographique produit des images colorées où les zones froides apparaissent en bleu et les zones chaudes en rouge. Ces cartographies thermiques permettent de cibler les interventions prioritaires et d’éviter des travaux inutiles ou surdimensionnés.

Audit énergétique réglementaire pour les passoires thermiques F et G

Depuis avril 2023, les propriétaires de logements classés F ou G doi

continuer à réaliser un audit énergétique réglementaire avant la mise en vente. Cet audit, plus poussé que le simple DPE, détaille plusieurs scénarios de travaux chiffrés, avec le gain énergétique associé pour chaque scénario. Il doit être réalisé par un professionnel compétent (architecte, bureau d’études, diagnostiqueur certifié) et respecte un cahier des charges précis. Vous y retrouvez notamment les estimations de coûts, les économies d’énergie attendues, ainsi que la nouvelle classe énergétique cible après rénovation. Cet outil devient un véritable plan de route pour programmer une rénovation énergétique performante et crédible aux yeux des acheteurs comme des banques.

Coût du diagnostic DPE et validité décennale du document

Le coût d’un DPE pour un logement individuel se situe généralement entre 120 € et 250 € TTC selon la taille du bien, la localisation géographique et le professionnel choisi. Pour un appartement en copropriété, la fourchette est souvent un peu plus basse, tandis que pour une grande maison ou un immeuble, l’enveloppe peut augmenter. Le DPE possède une validité de 10 ans, à condition qu’aucune transformation majeure (isolation, changement de chauffage) ne vienne modifier la performance énergétique. Dans le cadre d’un projet de prêt pour rénovation énergétique, disposer d’un DPE récent et opposable rassure l’établissement prêteur et permet de justifier les travaux envisagés. N’hésitez pas à comparer plusieurs devis et à vérifier la certification du diagnostiqueur avant de vous engager.

Isolation thermique performante : techniques et matériaux homologués

L’isolation thermique constitue souvent le premier levier à actionner pour améliorer la performance énergétique d’un logement. Avant de penser au changement de chaudière ou à l’installation de panneaux solaires, il est pertinent de limiter au maximum les déperditions de chaleur. Une maison mal isolée, c’est un peu comme un seau percé : vous aurez beau augmenter le débit d’eau (le chauffage), le niveau ne montera jamais correctement. Les travaux d’isolation éligibles aux prêts pour rénovation énergétique doivent respecter des performances minimales définies par la réglementation (RE2020, fiches MaPrimeRénov’ et CEE) et être réalisés avec des matériaux certifiés.

Isolation des combles perdus par soufflage de laine de roche ou ouate de cellulose

Les combles perdus représentent souvent le gisement d’économies d’énergie le plus rentable, car jusqu’à 25 à 30 % des pertes de chaleur s’effectuent par la toiture. L’isolation des combles par soufflage de laine de roche ou de ouate de cellulose est une technique rapide, peu intrusive et à excellent rapport qualité/prix. L’isolant est projeté en vrac sur toute la surface, ce qui permet de traiter efficacement les moindres recoins et d’éviter les ponts thermiques. Pour être éligible aux aides et prêts pour rénovation énergétique, il est généralement recommandé d’atteindre une résistance thermique R d’au moins 7 m².K/W en toiture. Vous gagnez en confort hiver comme été, tout en réduisant significativement vos besoins de chauffage.

Isolation thermique par l’extérieur (ITE) avec enduit ou bardage ventilé

L’isolation thermique par l’extérieur (ITE) consiste à envelopper le bâtiment d’un manteau isolant continu, recouvert d’un enduit ou d’un bardage ventilé. Cette solution est particulièrement efficace pour traiter les ponts thermiques au niveau des planchers et des liaisons de façade, tout en préservant la surface habitable intérieure. L’ITE peut être réalisée avec des panneaux de polystyrène expansé, de laine minérale ou de fibres de bois, selon les performances recherchées et l’esthétique souhaitée. Certes, le coût est plus élevé qu’une isolation intérieure, mais le gain en performance énergétique et en confort est souvent nettement supérieur, notamment pour sortir un logement de la catégorie F ou G. De plus, l’ITE peut être financée par un éco-prêt à taux zéro couplé à MaPrimeRénov’ et aux CEE, ce qui réduit fortement le reste à charge.

Isolation des murs par l’intérieur : plaques de polyuréthane et laine minérale

Lorsque l’ITE n’est pas envisageable (façade classée, mitoyenneté, budget limité), l’isolation des murs par l’intérieur reste une solution courante pour améliorer la performance énergétique du logement. Elle peut être réalisée à l’aide de complexes de doublage en plaques de plâtre + polystyrène ou polyuréthane, ou via des ossatures métalliques garnies de laine de verre ou de laine de roche. L’avantage principal réside dans le coût plus accessible et la rapidité de mise en œuvre, en contrepartie d’une légère perte de surface habitable. Pour bénéficier des dispositifs de financement, la résistance thermique minimale à viser se situe autour de R = 3,7 à 4 m².K/W pour les murs. Un bon calfeutrement des jonctions et la pose éventuelle d’un frein-vapeur sont indispensables pour éviter les risques de condensation dans le mur.

Isolation des planchers bas et sous-sols avec polystyrène extrudé

Les planchers bas donnant sur un vide sanitaire, une cave ou un sous-sol non chauffé génèrent également des pertes de chaleur et une sensation de sol froid peu agréable au quotidien. L’isolation par le dessous, avec des panneaux de polystyrène expansé ou extrudé fixés en sous-face, permet de limiter ces déperditions sans gêner l’occupation des pièces de vie. Dans certains cas, lorsque l’accès par dessous est impossible, une isolation par le dessus (avec panneaux isolants et chape flottante) peut être envisagée lors d’une rénovation lourde. Pour que ces travaux soient finançables par un prêt pour rénovation énergétique, la réglementation exige généralement un R ≥ 3 m².K/W pour les planchers bas. Cette intervention complète efficacement l’isolation des combles et des murs en améliorant le confort du logement de la tête aux pieds.

Coefficients de résistance thermique R minimum selon la réglementation RE2020

La résistance thermique R caractérise la capacité d’un matériau à s’opposer au flux de chaleur : plus R est élevé, meilleure est l’isolation. Les travaux de rénovation énergétique éligibles aux aides publiques doivent respecter des valeurs minimales, qui s’inspirent des exigences de la RE2020 et des fiches techniques MaPrimeRénov’ et CEE. À titre indicatif, on vise généralement R ≥ 7 m².K/W pour les toitures-terrasses et combles, R ≥ 3,7 à 4 m².K/W pour les murs, et R ≥ 3 m².K/W pour les planchers bas. Avant de signer un devis, prenez le temps de vérifier ces valeurs sur les fiches produits et dans les mentions techniques du professionnel RGE. C’est un réflexe simple, mais essentiel, pour garantir à la fois l’efficacité des travaux et leur éligibilité aux prêts pour rénovation énergétique.

Systèmes de chauffage à haute efficacité énergétique

Une fois l’enveloppe du bâtiment correctement isolée, le remplacement du système de chauffage devient particulièrement pertinent pour réduire encore la facture et les émissions de CO2. Les technologies actuelles, comme les pompes à chaleur, les chaudières à condensation ou les poêles à granulés performants, offrent des rendements bien supérieurs aux anciennes chaudières fioul ou gaz atmosphériques. Investir dans un système de chauffage à haute efficacité énergétique peut sembler coûteux au départ, mais les dispositifs de financement dédiés (éco-PTZ, MaPrimeRénov’, CEE) permettent de lisser l’effort et d’accélérer le retour sur investissement.

Pompes à chaleur air-eau et géothermiques : COP et dimensionnement

Les pompes à chaleur (PAC) air-eau et géothermiques récupèrent les calories présentes dans l’air extérieur ou le sol pour chauffer l’eau du circuit de chauffage. Leur performance se mesure via le Coefficient de Performance (COP), qui exprime le rapport entre l’énergie restituée et l’électricité consommée. Un COP de 3 signifie, par exemple, que pour 1 kWh électrique consommé, la PAC restitue 3 kWh de chaleur. Pour que la PAC donne le meilleur d’elle-même, son dimensionnement doit être adapté aux besoins réels du logement, en tenant compte du DPE, de l’isolation et du climat local. Une PAC surdimensionnée ou mal régulée entraînera une surconsommation et un inconfort, un peu comme une voiture de sport utilisée en permanence en ville. D’où l’importance de faire appel à un installateur RGE expérimenté, capable de concevoir une solution cohérente et finançable via un prêt pour rénovation énergétique.

Chaudières à condensation gaz et granulés bois avec rendement supérieur à 90%

Les chaudières à condensation exploitent la chaleur contenue dans les fumées et la vapeur d’eau pour préchauffer l’eau de retour, ce qui permet d’atteindre des rendements saisonniers supérieurs à 90 %, voire 100 % sur le pouvoir calorifique inférieur. Les modèles gaz hautes performances et les chaudières à granulés de bois représentent des alternatives crédibles pour remplacer des équipements vétustes ou des chaudières fioul. Les chaudières à granulés, associées à un silo de stockage automatisé, offrent un excellent bilan carbone et une indépendance partielle vis-à-vis des énergies fossiles. Leur coût d’installation est plus élevé, mais elles sont fortement subventionnées dans le cadre de la rénovation énergétique des maisons individuelles. Vous pouvez ainsi financer cet investissement via un mix éco-PTZ + MaPrimeRénov’ + CEE, tout en sécurisant votre budget chauffage sur le long terme.

Poêles à granulés étanches labellisés flamme verte 7 étoiles

Les poêles à granulés constituent une solution intéressante pour les logements bien isolés ou comme appoint dans les principales pièces de vie. Les modèles étanches, labellisés Flamme Verte 7 étoiles, affichent des rendements élevés (souvent supérieurs à 85 %) et de faibles émissions de particules. Ils prélèvent l’air nécessaire à la combustion à l’extérieur du logement, ce qui évite les déperditions d’air chaud et garantit une meilleure qualité de l’air intérieur. En plus d’être éligibles à MaPrimeRénov’ et aux CEE, ces équipements peuvent être partiellement financés par un prêt pour rénovation énergétique, surtout s’ils s’intègrent dans un bouquet de travaux comprenant isolation et régulation. Pour optimiser le confort, pensez à la programmation et à la diffusion de chaleur vers les pièces adjacentes via gaines ou ventilateurs silencieux.

Systèmes solaires combinés (SSC) pour chauffage et eau chaude sanitaire

Les systèmes solaires combinés (SSC) associent des capteurs solaires thermiques, un ballon de stockage et un système d’appoint pour couvrir à la fois une partie des besoins de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire. Ils sont particulièrement adaptés aux régions bien ensoleillées et aux maisons disposant d’une toiture orientée favorablement. Même si le SSC ne couvre pas 100 % des besoins, il permet de réduire significativement la consommation d’énergie fossile ou d’électricité, tout en sécurisant une partie des dépenses face aux hausses de prix. Le coût d’un SSC étant relativement élevé, il est souvent financé dans le cadre d’une rénovation globale via un éco-PTZ à 50 000 € et une MaPrimeRénov’ “rénovation d’ampleur”. Un bon dimensionnement et une intégration correcte au système de chauffage existant sont essentiels pour garantir le retour sur investissement.

Menuiseries haute performance : fenêtres et portes certifiées

Le remplacement des menuiseries extérieures (fenêtres, baies vitrées, portes) complète efficacement une stratégie d’isolation globale. Des menuiseries anciennes, en simple vitrage ou mal jointoyées, laissent filer la chaleur en hiver et la fraîcheur en été, tout en générant des sensations d’inconfort et de courant d’air. Choisir des fenêtres haute performance permet de limiter les pertes, de réduire les nuisances sonores et d’améliorer la sécurité du logement. Là encore, des critères techniques précis conditionnent l’éligibilité aux aides et prêts pour rénovation énergétique.

Double et triple vitrage à isolation renforcée (VIR) avec gaz argon

Les vitrages à isolation renforcée (VIR) reposent sur l’association de plusieurs vitrages, d’une lame d’air ou de gaz (souvent de l’argon) et de couches faiblement émissives déposées sur le verre. Le double vitrage VIR constitue aujourd’hui le standard pour les projets de rénovation, tandis que le triple vitrage devient pertinent dans les zones très froides ou pour les façades les plus exposées. Le gaz argon améliore la performance d’isolation en réduisant les échanges thermiques entre les vitrages. Vous bénéficiez ainsi d’une température de surface plus homogène et d’une réduction de la condensation en partie basse. Avant de signer un devis, vérifiez toujours les performances indiquées (Ug, Uw, Sw) et leur conformité avec les critères MaPrimeRénov’ ou CEE afin de sécuriser vos financements.

Coefficient uw inférieur à 1,3 W/m²K pour les menuiseries PVC et aluminium

Le coefficient de transmission thermique global de la fenêtre, noté Uw, synthétise la performance de l’ensemble menuiserie + vitrage. Plus Uw est faible, meilleure est l’isolation. Pour être considéré comme une menuiserie performante dans un projet de rénovation énergétique, il est généralement recommandé de viser un Uw ≤ 1,3 W/m².K, voire inférieur, selon les zones climatiques. Les menuiseries PVC, aluminium à rupture de pont thermique ou bois-alu peuvent atteindre ces niveaux, à condition de choisir des gammes certifiées (NF, CEKAL, etc.). Un Uw performant permet non seulement de réduire les déperditions, mais aussi d’optimiser le dimensionnement du système de chauffage et d’accéder plus facilement aux prêts pour rénovation énergétique et aux aides publiques.

Volets roulants isolants et protections solaires BSO pour confort d’été

On pense souvent à l’hiver lorsqu’on parle de rénovation énergétique, mais le confort d’été devient un enjeu tout aussi important avec la multiplication des épisodes de canicule. Les volets roulants isolants, les brise-soleil orientables (BSO) et autres protections solaires extérieures limitent l’entrée de la chaleur en période estivale, tout en conservant la lumière naturelle. Ils jouent le rôle d’un “parasol permanent” pour vos vitrages. En complément d’un bon niveau d’isolation et d’une ventilation adaptée, ces équipements permettent de conserver une température intérieure supportable sans recourir (ou très peu) à la climatisation. Certains dispositifs peuvent être éligibles aux aides à la rénovation, notamment lorsqu’ils s’inscrivent dans un bouquet de travaux visant à améliorer globalement la performance énergétique du logement.

Dispositifs de financement : éco-PTZ, MaPrimeRénov’ et CEE

Face au coût parfois élevé des travaux de rénovation énergétique, l’État et les acteurs privés ont mis en place plusieurs dispositifs financiers complémentaires. L’objectif : vous permettre de lancer un projet ambitieux sans immobiliser toute votre épargne. Éco-prêt à taux zéro, MaPrimeRénov’ et Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) peuvent se combiner pour réduire très fortement le reste à charge, en particulier dans le cadre d’une rénovation globale. Bien utilisés, ces leviers transforment un projet jugé “trop cher” en opération rentable à moyen terme, grâce aux économies d’énergie annuelles et à la valorisation de votre patrimoine.

Éco-prêt à taux zéro : montants de 7000€ à 50000€ selon les travaux

L’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) est un crédit réglementé dont les intérêts sont pris en charge par l’État, ce qui vous permet d’emprunter à 0 % pour financer vos travaux d’amélioration de la performance énergétique. Le montant dépend de la nature et de l’ampleur du projet : jusqu’à 7 000 € pour une action simple sur les parois vitrées, 15 000 € pour une action d’une autre nature, 25 000 € pour un bouquet de deux travaux et 30 000 € pour trois travaux ou plus. Pour une rénovation globale permettant d’atteindre une performance énergétique minimale, le plafond peut grimper jusqu’à 50 000 €, avec une durée de remboursement maximale de 15 à 20 ans selon les cas. L’éco-PTZ est attribué sans condition de ressources, mais sous réserve de la capacité de remboursement de l’emprunteur, et peut désormais être couplé plus facilement avec MaPrimeRénov’.

Maprimerénov’ : barèmes 2024 pour ménages modestes et très modestes

MaPrimeRénov’ est la principale subvention publique pour la rénovation énergétique des logements, accessible aux propriétaires occupants et bailleurs, sous conditions de ressources et de type de travaux. Les barèmes 2024 favorisent particulièrement les ménages modestes et très modestes (profils bleu et jaune), en prenant en charge une part importante des dépenses éligibles. Le montant de la prime varie selon la nature de l’équipement (chaudière, isolation, ventilation), la performance atteinte et la catégorie de revenus. Dans le cadre d’une rénovation d’ampleur, permettant un gain d’au moins deux classes au DPE, les taux de prise en charge peuvent atteindre jusqu’à 80 % du montant des travaux éligibles pour les foyers les plus modestes, dans la limite de plafonds de dépenses établis. Pour optimiser votre plan de financement, il est crucial de déposer votre demande de MaPrimeRénov’ avant le démarrage des travaux.

Certificats d’économies d’énergie (CEE) : primes des obligés énergétiques

Les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) constituent un dispositif obligatoire pour les fournisseurs d’énergie (électricité, gaz, carburants, etc.), qui doivent financer des actions d’économies d’énergie sous forme de primes versées aux ménages. Concrètement, vous pouvez percevoir une prime énergie pour certains travaux standardisés (isolation, changement de chauffage, ventilation), sous réserve de respecter des critères techniques et de passer par un professionnel RGE. Le montant dépend du type de travaux, de la zone climatique, de la surface traitée et, parfois, de vos revenus. Les CEE sont cumulables avec MaPrimeRénov’ et un prêt pour rénovation énergétique, ce qui en fait un complément quasi incontournable pour réduire le reste à charge. Prenez soin de vous inscrire auprès de l’organisme qui verse la prime avant de signer les devis, afin de sécuriser votre éligibilité.

Cumul des aides et bonus sortie de passoire thermique jusqu’à 90%

L’un des grands intérêts du cadre actuel de la rénovation énergétique est la possibilité de cumuler plusieurs aides pour un même projet, dans la limite de certains plafonds. En combinant MaPrimeRénov’, CEE, éco-PTZ, aides de l’Anah et éventuelles subventions locales, le reste à charge peut être considérablement réduit, parfois jusqu’à 10 % du montant total pour les foyers les plus modestes. Des bonus spécifiques, comme le bonus sortie de passoire thermique ou le bonus pour l’atteinte de la classe A ou B, viennent renforcer ce soutien pour les logements initialement classés F ou G. Cela signifie qu’une rénovation globale ambitieuse, bien conçue et bien financée, peut être accessible à un large public, et pas seulement aux ménages les plus aisés. L’enjeu, pour vous, est de monter un dossier complet et cohérent, idéalement avec l’aide d’un professionnel dédié.

Accompagnement mon accompagnateur rénov’ et entreprises RGE

Face à la complexité croissante des dispositifs et des exigences techniques, il peut être difficile de s’y retrouver seul. C’est pourquoi le législateur a mis en place des dispositifs d’accompagnement et des labels qualité pour les artisans. Mon Accompagnateur Rénov’ vous aide à structurer votre projet de rénovation énergétique, tandis que les entreprises RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) garantissent un niveau de compétence et conditionnent l’accès à la majorité des aides. En combinant ces deux leviers, vous maximisez vos chances de mener à bien une rénovation performante, éligible aux prêts pour rénovation énergétique et aux subventions publiques.

Obligation d’accompagnement pour les rénovations d’ampleur supérieures à 2 gestes

Pour les projets de rénovation d’ampleur comprenant plusieurs gestes (isolation, chauffage, ventilation…) et visant un gain énergétique significatif, le recours à Mon Accompagnateur Rénov’ devient obligatoire. Cet acteur, agréé par l’État, intervient dès la phase de diagnostic pour vous aider à définir un scénario de travaux pertinent, vérifier la cohérence technique, estimer les coûts et mobiliser l’ensemble des aides disponibles. Il vous assiste également dans le montage du dossier MaPrimeRénov’, le recours à l’éco-PTZ et, le cas échéant, dans la relation avec les banques. Au-delà de l’obligation réglementaire, cet accompagnement permet d’éviter les erreurs classiques : travaux mal hiérarchisés, devis incomplets, choix d’équipements surdimensionnés ou non éligibles. En somme, c’est un véritable copilote pour sécuriser votre projet de rénovation énergétique.

Certification RGE qualibat, Qualit’EnR et qualifelec des artisans

Les travaux de rénovation énergétique subventionnés doivent être réalisés par des entreprises disposant d’un signe de qualité RGE adapté au type d’intervention. Plusieurs organismes délivrent ces qualifications : Qualibat pour le bâtiment (isolation, menuiseries, maçonnerie), Qualit’EnR pour les énergies renouvelables (pompes à chaleur, solaire thermique, bois énergie) et Qualifelec pour les installations électriques et certains équipements spécifiques. Avant de signer un devis, prenez le temps de vérifier que l’artisan est bien RGE, à jour de sa certification et dans la bonne catégorie de travaux. C’est une condition indispensable pour bénéficier de l’éco-PTZ, de MaPrimeRénov’, des CEE et de la plupart des prêts pour rénovation énergétique proposés par les banques. En cas de doute, l’annuaire officiel RGE en ligne vous permet de contrôler rapidement la situation de l’entreprise.

Délais de réalisation et coordination des corps de métiers du bâtiment

Un projet de rénovation énergétique comporte souvent plusieurs lots de travaux : isolation, menuiseries, chauffage, ventilation, parfois électricité ou toiture. La réussite du chantier repose alors sur une bonne coordination des corps de métiers et le respect des délais imposés par les dispositifs de financement. L’éco-PTZ, par exemple, exige que les travaux soient réalisés dans un délai maximal de trois ans à compter de l’octroi du prêt, tandis que MaPrimeRénov’ prévoit des délais pour la transmission des factures. Pour éviter les retards et les surcoûts, il peut être judicieux de confier la maîtrise d’œuvre à un professionnel (architecte, bureau d’études, entreprise générale) capable d’organiser le phasage : isolation et menuiseries d’abord, puis chauffage et ventilation, finitions en dernier. En anticipant ces aspects dès la demande de prêt pour rénovation énergétique, vous mettez toutes les chances de votre côté pour mener à bien une rénovation performante, financée et livrée dans les temps.

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